Vous êtes ici

La pluviométrie fera les rendements

Le blé est la déception de cette campagne, il sera difficile d’atteindre les 60 q/ha de moyenne.
Le blé est la déception de cette campagne, il sera difficile d’atteindre les 60 q/ha de moyenne.

Les résultats en orges d’hiver sont plutôt moyens tandis que les colzas sont la bonne surprise de cette campagne. Alors qu’une bonne moitié des blés est récoltée, les rendements ne sont pas au rendez-vous. Cette année encore les écarts sont importants selon les zones qui ont reçu de la pluie. Le point avec EMC2.

L’absence de pluie au printemps a fortement impacté les cultures et les averses de juin sont malheureusement arrivées trop tard. Si quelques zones ont pu profiter d’orages réguliers, la situation aura été plus compliquée pour le reste du département. « De ce fait les résultats font le grand écart, selon la pluviométrie et le type de terres, les rendements vont du simple au triple », constate Stéphane Certain, responsable de la région sud chez EMC2.
Aucune pluie n’étant annoncée pour les prochains jours, les exploitants moissonnent tranquillement. « C’est une récolte où ce n’est pas la cohue, et malgré les rendements plutôt décevants dans certaines zones, l’ambiance est paisible, car il n’y a pas de tension particulière. Les cultures sont saines et il n’y a pas de soucis majeurs en termes de qualité sur l’orge, le colza et le blé que nous avons rentré aujourd’hui » ajoute Stéphane Certain qui précise qu’il reste encore un bon tiers à récolter sur le département.

Blé : le grand écart

Au 12 juillet la moitié des blés sont moissonnés et il semble difficile d’atteindre les 60 q/ha de moyenne. Les petites terres à cailloux ne récolteraient que 40 q/ha, tandis que les grosses terres avec une pluviométrie favorable peuvent atteindre 80 q/ha. La qualité serait moyenne avec un PS autour de 77, mais cette tendance reste à confirmer, car les premiers blés récoltés ne sont jamais les meilleurs. « Le blé est la déception de cette année à cause de la pluviométrie qui creuse les écarts de rendement, c’est particulièrement flagrant cette année. Il n’y avait pourtant pas trop de pression maladie et de problèmes de qualité. Mais on a beau avoir une bonne conduite de culture, on ne peut rien contre le manque d’eau. C’est la pluie qui fait les rendements » explique Stéphane Certain. « C’est encore une fois une année atypique avec des rendements très hétérogènes ».