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L’évolution de la réglementation au menu de l’APVA

Gaétan Bouchot, président de l’APVA, souhaite faire évoluer les tours de plaine afin de réunir un plus grand nombre d’agriculteurs, créer des échanges constructifs et faire des constats au champ pour y mettre en place différentes stratégies.
Gaétan Bouchot, président de l’APVA, souhaite faire évoluer les tours de plaine afin de réunir un plus grand nombre d’agriculteurs, créer des échanges constructifs et faire des constats au champ pour y mettre en place différentes stratégies.

Lors de son assemblée générale, l’Association Productions Végétales et Agronomie (APVA) s’est penchée sur le conseil stratégique phytosanitaire et la réforme de la Pac.

Le nouveau président Gaétan Bouchot a accueilli les nombreux participants à l’assemblée générale de l’APVA qui s’est déroulée le 22 février à la Maison de l’Agriculture. Dans son rapport moral, il note que « L’année passée a été marquée par une récolte éprouvante, mais réjouissante avec enfin des prix rémunérateurs. De plus on a le plaisir de voir renaître des colzas dans nos campagnes, pourvu que ça dure. Il y a aussi eu de beaux couverts et des implantations d’automne réussies. Cependant des incertitudes demeurent comme le prix des engrais et le marché bio avec le green deal qui ne semble pas aller dans le bon sens. L’année qui arrive va nous faire vivre des moments forts car les élections et la nouvelle Pac auront forcément un impact sur notre agriculture ».

Nombreux essais réalisés

Le rapport d’activité fait état d’une baisse des adhérents : 371 en 2021, soit 30 de moins en un an. La journée technique de l’année dernière a été annulée pour cause de covid, mais un comité technique s’est tout de même réuni en août en visioconférence.

Mise en place du CSP

Le CSP (Conseil stratégique phytosanitaire) a pour but de définir une stratégie pour la protection des plantes. Un diagnostic est réalisé et débouche sur un plan d’action personnalisé qui donne des leviers et des stratégies adaptés à son exploitation. « C’est une opportunité pour connaître son IFT, et anticiper les futures évolutions réglementaires et de marché » observe Florence Pichard, référente CSP à la Chambre d’agriculture. La loi impose aux agriculteurs d’avoir deux CSP, espacés de 2 à 3 ans sur la période de 5 ans de validité de son Certiphyto. Chaque exploitation devra donc réaliser un CSP avant le 1er janvier 2024.

Toutes les exploitations sont concernées par la démarche, sauf celles ayant la totalité de leur surface certifiée HVE (Haute Valeur Environnementale) ou agriculture biologique qui sont exemptées.

Mise en place des éco-régimes

La conditionnalité de la Pac 2023 évolue : il faudra avoir 4 % de ses terres arables en surfaces non productives ou 7 % de surfaces agro-écologiques (cultures dérobées, plantes fixatrices d’azote) avec un minimum de 3 % d’éléments non productifs. La grosse nouveauté de la nouvelle Pac est le remplacement du paiement vert par des éco-régimes, qui comportent un niveau 1 à 60 €/ha et un niveau 2 à 82 €/ha.