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MFR : les projets tutorés au programme de la rentrée

Les 15 élèves de BTS GPN sont répartis en quatre groupes, correspondant à quatre projets tutorés à rendre en mars prochain.
Les 15 élèves de BTS GPN sont répartis en quatre groupes, correspondant à quatre projets tutorés à rendre en mars prochain.

Les élèves des deux MFR du département ont entamé leur rentrée. A Buxières-lès-Villiers, les BTS GPN (Gestion et protection de la nature) sont en pleine élaboration de leurs projets tutorés.

Aux MFR de Doulaincourt et de Buxières-lès-Villiers, la rentrée commence un peu plus tôt et en deux temps, du fait de l’alternance. La moitié des apprenants ont repris le 29 août tandis les premières années de BTS et de Bac Pro débutent une semaine plus tard. Ils sont une quarantaine à Doulaincourt et 140 à Buxières où l’un des bâtiments reçoit des travaux d’isolation. Les élèves ont de nombreux projets pédagogiques tout au long de l’année. Par exemple les terminales bac pro SAPAT (Services Aux Personnes et Aux Territoires) et GMNF (Gestion des Milieux Naturels et de la Faune) partent en immersion professionnelle, dans le cadre du dispositif Erasmus à la fin du mois, en Belgique.

Restaurer la continuité écologique

A Vivey le propriétaire du château souhaite mettre en valeur le parc pour développer le tourisme. « Nous devons restaurer le ruisseau qui passe dans le parc, rehausser son niveau d’eau et limiter l’érosion des berges » expliquent Lucas, Rémi, Enzo et Hugo. « Nous devons prendre en compte le génie écologique et la réglementation car le site est situé dans le coeur du parc national, dans une zone Natura 2000 et une zone d’intérêt écologique faunistique et floristique ».

Aider les cigognes noires

Répondant à une commande de l’OFB, Lucas, Hugo et Alex doivent réhabiliter une petite digue adjacente au lac du Der. « La digue n’est pas étanche, le lac se vide trop tôt pour l’accueil des cigognes noires. Le but est de la restaurer pour maintenir un niveau constant qui soit propice à l’alimentation des cigognes noires. Nous devons trouver la hauteur d’eau la plus pertinente pour permettre une halte migratoire aux cigognes noires sans que cela n’influe sur les autres espèces déjà présentes ». Les étudiants travaillent avec l’EPTB Seine Grands Lacs, propriétaire des lieux. « On a inventorié les milieux à proximité, la prochaine étape est le comptage des cigognes noires, puis il faudra faire des inventaires, une cartographie, rédiger des protocoles de suivi pour s’assurer d’un impact positif et estimer le coût des travaux ».

Promouvoir la biodiversité

L’aérodrome de Rolampont souhaite promouvoir la biodiversité du site via une labellisation. Pauline, Guillaume, Sorenza et Baptiste sont en charge du projet. « Nous avons fait un inventaire floristique et des lépidoptères avec le conservatoire d’espaces naturels. La biodiversité du site est très riche en faune et en flore, un botaniste est venu avec nous et a trouvé des plantes rares. Les espaces sont très préservés, la piste n’est pas goudronnée, de plus il y a une mare et de l’éco-pâturage a été mis en place ».