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Un cadre pour les projets photovoltaïques au sol

La charte départementale compte 19 signataires, elle est la deuxième de ce type en France.
La charte départementale compte 19 signataires, elle est la deuxième de ce type en France.

Le 1er décembre a été signée la première charte départementale encadrant les panneaux photovoltaïques au sol. L’objectif est d’aboutir à un développement maitrisé et concerté des projets.

L’État, le Conseil départemental, la Chambre d’Agriculture, les collectivités territoriales, le Parc national, les représentants des maires et des maires ruraux, le syndicat départemental d’énergie et des déchets et le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement se sont réunis le 1er décembre à la Préfecture pour signer la charte départementale sur le développement du photovoltaïque au sol.
« C’est l’aboutissement d’un travail partagé, une démarche volontaire et convergente entamée en septembre 2021 dont l’objectif est d’avoir un cadre élaboré par l’ensemble des acteurs pour préparer le département à l’arrivée des projets photovoltaïques. Ce cadre recherche un équilibre de territoire avec une bonne analyse des localisations proposées pour bien mesurer l’intérêt des projets » explique Anne Cornet, préfète de la Haute-Marne.

Donner une cohérence territoriale

Les projets photovoltaïques se multiplient sur le département, dont un nombre croissant sur des espaces agricoles, voire naturels et forestiers. On compte aujourd’hui 7 projets autorisés, 12 en cours d’instruction et une vingtaine pourraient être déposés en 2023.

Tout l’intérêt de la charte est donc de concilier le développement du photovoltaïque avec la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de la biodiversité ainsi que la souveraineté alimentaire. Cette charte devrait permettre de guider les porteurs de projet dans leur choix d’implantation et définir les stratégies d’aménagement des collectivités, notamment dans l’élaboration de leurs documents d’urbanisme.

Maîtrise des énergies renouvelables

Le président du Conseil départemental Nicolas Lacroix souhaite que les services de l’État travaillent sur une charte du développement de l’éolien. « Une formalisation pourra être adaptée une fois qu’on aura le futur cadre » répond la Préfète.
Le sénateur Bruno Sido s’inquiète de la baisse des tarifs de rachat d’électricité, car certains grands projets ne sont plus rentables après quelques années.