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Communiquer sur les vertus de la bio

Le GAB 52 souhaite continuer à se faire connaître et sensibiliser le grand public.
Le GAB 52 souhaite continuer à se faire connaître et sensibiliser le grand public.

L’assemblée générale du Groupement des Agrobiologistes de Haute-Marne (GAB 52) s’est tenue le 14 février au lycée agricole de Choignes. Un débat était organisé autour du marché de la bio, notamment la consommation, la valorisation et la communication.

Le GAB de Haute-Marne compte 53 adhérents, soit 17 de plus depuis 2019. Dans son rapport moral, le président Raphaël Botta, indique que « l’économie est de plus en plus difficile, avec des problèmes de production et une commercialisation compliquée, mais qu’on devrait rattraper en 2023. On doit continuer à se faire connaître et à sensibiliser les consommateurs et le grand public ». Une orientation qui va se traduire sur le terrain via le printemps bio au Domaine Florence Pelletier à Coiffy-le-Haut dimanche 7 mai, avec une visite du vignoble et un marché de producteurs. Le GAB organisera également la 20e édition de sa traditionnelle foire bio à Chaumont dimanche 1er octobre.

Pas de déconversions notables

En 2021, le Grand Est comptait 3960 fermes en bio (9,6 % des exploitations), pour 233 000 ha (7,8 % de la SAU). Les principales activités sont la viticulture (1200 fermes), les grandes cultures (910) et l’élevage bovin (720). « En 2021 il n’y a pas eu d’effet de déconversions marquant, comme on aurait pu le penser, les chiffres pour l’année 2022 vont être particulièrement attendus », note Laurent Cousin, président de Bio en Grand Est.

Consommation en baisse

Après un point sur les aides PAC par Léo Tyburce, directeur Filières et territoires à Bio en Grand Est, un débat s’est ouvert sur le marché de la bio. Les consommateurs achètent des produits bio principalement pour une question de santé, la deuxième raison étant la qualité et la troisième les bienfaits environnementaux.

En 2022 la consommation de produits bio en France a chuté : -8 % en lait, -6 % en légumes et -5 % pour les œufs. Philippe Henry, vice-président de l’Agence Bio tempère : « Le marché bio est en recul, mais c’est un contexte général, c’est l’ensemble de la consommation qui est en baisse ». La fréquentation des magasins bio se réduit également, ainsi que les rayons bio dans les GMS (-12 % sur un an).

Communication positive

Malgré ces difficultés, Philippe Henry explique qu’il faut communiquer positivement, car « le métier doit rester attrayant ». Par exemple, le déclassement d’une partie du lait en conventionnel n’a pas véritablement impacté le prix du lait bio payé aux producteurs en 2022, avec une moyenne de 480 €/1000 l (+2,7%).