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MFR de Haute-Marne : une fusion purement administrative

Christine Besançon devant le nouveau bâtiment qui accueillera quatre salles de classe à Buxières.
Christine Besançon devant le nouveau bâtiment qui accueillera quatre salles de classe à Buxières.

Christine Besançon, directrice des MFR de Haute-Marne, revient sur le projet de fusion des deux établissements. Les conséquences sont uniquement administratives, les deux sites seront conservés.

 

Pourquoi les MFR de Buxières lès Villers et de Doulaincourt vont-elles fusionner ?

Christine Besançon : « Depuis 2019 les deux MFR travaillent en mutualisation, c’est à dire que nous avons une direction et une équipe commune. Depuis 2021, les Conseils d’Administration ont également la même Présidente, Madame Audrey SCODITTI, parent d’élèves.

Les groupes en formation sont aussi conduits en commun et les membres de l’équipe pédagogique interviennent dans l’une et/ou l’autre des deux MFR. Nous avons des groupes de jeunes inscrits à Buxières qui suivent leur parcours de formation à Doulaincourt et vice versa. Ainsi, les plus jeunes, 4ème , 3ème et cycle CAPa Services Aux Personnes et Vente en Espace Rural sont accueillis à la MFR de Doulaincourt, les cycles Bac Pro Services Aux Personnes et Animation des Territoires et Bac Pro Gestion des Milieux Naturels et de la Faune (conduits en mutualisation sur le tronc commun du parcours) ainsi que les BTSa Gestion et Protection de la Nature suivent leur cursus à Buxières.

Mais aujourd’hui nous sommes arrivés au bout du système de la mutualisation notamment sur le volet administratif. Tout est fait en double : comptabilité, suivi administratif des élèves sur les différentes plateformes, certifications Qualiopi qui permet de conduire les formations en apprentissage, assemblées générales … C’est pareil pour les labels RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations) où nous devons également être audités deux fois. Nous avons un site de gestion pour les plannings des jeunes, des équipes et des différents suivis. Il convient de saisir à la fois à Buxières et à Doulaincourt en fonction de l’établissement dans lequel le jeune est inscrit à l’origine. C’est lourd à gérer, peut être source d’erreur et nécessite une certaine gymnastique ! Non seulement le travail est fait en double mais nous devons également régler certaines prestations deux fois  : audits, prestataires comptables, commissaires aux comptes... Notre fonctionnement actuel est également compliqué pour les maîtres de stage et les familles dont les jeunes sont inscrits dans une MFR mais suivent la formation dans l’autre.

En juillet 2022, à la demande des salariés des MFR de Buxières et de Doulaincourt qui travaillent ensemble depuis 4 ans, la fusion est évoquée afin de simplifier le fonctionnement administratif.

Les conseils d’administration présidés par Mme Audrey SCODITTI, à l’écoute de l’équipe et conscients des difficultés ont étudié au cours de cette année, avec l’appui de la Fédération Territoriale des MFR des Territoires Haut-Marnais et Vosgiens, les différentes possibilités. Ainsi, afin de gagner en efficience, d’apporter un confort de travail et de réaliser quelques économies, les membres des conseils d’administration ont pris la décision d’une fusion".

Quelles seront les conséquences de cette fusion ?

CB : « La fusion devrait être effective à la mi juin. Dans les faits, la MFR de Buxières va absorber celle de Doulaincourt, le siège social sera à la MFR de Doulaincourt. Nous gardons nos deux sites de formation, il n’a jamais été question de fermer l’une ou l’autre des MFR. Notre volonté est de conserver nos maisons sur leur territoire. De toute façon, nous n’aurions pas la place pour accueillir les 180 élèves sur un seul site, que ce soit au niveau des salles de classe ou de l’internat. C’est uniquement une fusion administrative. Le changement sera interne. Nous n’aurons par exemple plus qu’une seule comptabilité.Les MFR de Buxières et de Doulaincourt vont changer de nom, devenir une seule entité appelée « MFR de Haute-Marne », ce qui va simplifier les choses pour les inscriptions des apprenants, les familles et les maîtres de stage. La fusion va permettre aussi d’élargir les champs de compétences de l’ensemble des deux MFR. Par exemple la MFR de Buxières n’est pas certifiée Qualiopi pour la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), ce sera désormais le cas avec la fusion ».

Quelles sont vos actualités ?

CB : « D’importants investissements ont été réalisés à Buxières, notamment la rénovation thermique du bâtiment administratif, de l’internat et le changement de la chaudière. Un nouveau bâtiment pédagogique est en construction et devrait être opérationnel en janvier 2025. Il regroupera quatre salles de cours, dont une salle modulable, dotée de cloisons amovibles pour permettre d’accueillir des réunions, ainsi qu’un espace de stockage et des blocs sanitaires. Ce bâtiment sera fonctionnel et amènera un confort pour la conduite des formations, tant pour les jeunes que pour l’équipe pédagogique. En parallèle nous faisons également l’accessibilité, ainsi qu’un nouveau parking pour la rentrée prochaine. A Doulaincourt, nous allons commencer les travaux de rénovation des façades.

Au niveau des formations, nous avons investi avec les ADMR (Aide à domicile en milieu rural) le champ de la VAE. Nous avons déjà accompagné avec succès des parcours DEAES (Accompagnant Educatif et Social) l’année passée. Nous souhaitons poursuivre et développer cette offre de services notamment sur le champ des métiers des services à la personne. D’autre part, nous souhaitons depuis 4 ans ouvrir un Bac Pro Conduite d’Activités d’Elevage et d’Hébergement dans le secteur canin-félin. Nous avons des professionnels qui ont besoin de main-d’œuvre dans ce domaine et avec l’évolution de la réglementation il est nécessaire que les gens soient formés. Le comité de pilotage est constitué, et le dossier sera de nouveau déposé pour une demande d’ouverture en septembre 2025. Il faut maintenant croiser les doigts et espérer que les services de la DRAAF nous autoriserons enfin à ouvrir cette formation.

Nous essayons d’être au plus proche de ce qu’on peut capter autour de nous, en termes de besoins, pour nous diversifier et développer de nouvelles offres de formation au service du territoire ».