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« Nous avons été éjectés du parc national »

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De g. à d. : François Bockstall (vice-président SDPPR), Geoffroy de Thieulloy (juriste fNPPR), Dominique Catherinet (président SDPPR) et Bernard Flammarion (secrétaire Chambre d’agriculture).
De g. à d. : François Bockstall (vice-président SDPPR), Geoffroy de Thieulloy (juriste fNPPR), Dominique Catherinet (président SDPPR) et Bernard Flammarion (secrétaire Chambre d’agriculture).

Le Syndicat départemental de la propriété rurale de Haute-Marne (SDPPR 52) s’est réuni le 3 juin à la Maison de l’Agriculture à Chaumont à l’occasion de son assemblée générale. Le syndicat déplore que les propriétaires ne soient pas représentés dans l’ensemble de la zone du parc national.

Malgré le covid, le SDPPR a travaillé à peu près normalement en tenant 22 journées de permanence en 2021. Ces permanences organisées les premiers et troisièmes mardis du mois à la Maison de l’Agriculture permettent d’apporter des réponses juridiques aux adhérents ou encore de faire une médiation entre le propriétaire et son fermier. « Trouver une solution à l’amiable ne coute pas d’argent, chaque fois que c’est possible on essaye de le faire au maximum. Bien souvent on voit des dossiers au tribunal paritaire qui dépassent les deux ans alors que ce sont des petites affaires et pendant ce temps-là il faut payer l’avocat. D’où l’intérêt de la médiation », souligne Dominique Catherinet, président du SDPPR.

« Nos adhérents se sentent floués »

« Nous sommes favorables au Parc national mais à la condition essentielle de respecter le droit de propriété dans le périmètre total du parc » indique Roland Quintallet. « En 2019 lors d’une rencontre à la mairie de Châteauvillain nous avons rencontré le directeur du parc et il était convenu implicitement que notre syndicat serait représenté dans le conseil d’administration, à l’égal des forestiers. Mais lors de la publication du décret, nous nous sommes rendus compte que notre syndicat était évincé et qu’il n’y avait qu’une personne représentant les propriétaires dans le périmètre du coeur de parc. Il n’y a donc pas de représentant des propriétaires dans la zone du parc à l’extérieur du coeur, aussi bien en Haute-Marne qu’en Côte d’Or. Nous avons le sentiment d’avoir été abusés ».

Le SDPPR a introduit deux recours gracieux auprès de Madame le Préfet et de son successeur, mais sans résultat. « Cette structure s’est créée sans la participation effective des propriétaires et sans recensement. Certains de nos adhérents se sentent floués alors que nous avons beaucoup apporté pour la réussite de ce projet. La loi cadre sur la création des parcs nationaux prévoit pourtant la représentation des propriétaires, que ce soit par notre syndicat ou un autre » déplore Roland Quintallet.